Mise en œuvre du projet RESCCUE (Restauration des services écosystémiques et adaptation au changement climatique) en province Nord de Nouvelle Calédonie

Contexte

Le projet RESCCUE (Restauration des services écosystémiques et adaptation au changement climatique) vise à contribuer à accroître la résilience des pays et territoires insulaires du Pacifique face aux changements globaux par la mise en œuvre de la gestion intégrée des zones côtières (GIZC). Ce projet régional opère sur un à deux sites pilotes dans chacun des pays et territoires suivants : Fidji, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Vanuatu.

Contributions d’ONFI

Le projet RESCCUE en province Nord a été coordonné et géré par ONFI, la coordination et l’expertise a porté sur :

  1. Le développement et la mise en place d’un dispositif de suivi hydrologique, météorologique et de l’érosion (HME) et son opérationnalisation,
  2. Le développement et la mise en œuvre d’actions de chasse/régulation dans un bassin de captage d’eau potable sur la commune de Tuo Cèmuhî (Touho) avec l’association de chasse TIPWOTO,
  3. Le développement et la mise en œuvre d’actions de restauration avec un collectif constitué de personnes des tribus de Pwö-i (Poyes) et Tiwae dans le même bassin versant,
  4. la réalisation d’analyses économiques des services écosystémiques et de leur évolution dans le temps en fonction de l’application de différents scénario de gestion,
  5. l’identification de mécanismes de financement locaux et le suivi de leur mise en œuvre par les associations Patrimoine mondial de Pum (Poum) et de Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié)

Le développement et la mise en œuvre d’une étude juridique, institutionnelle et économique portant sur les perspectives de valorisation de la viande de cerf de chasse.

Résultats et impacts
  • Un dispositif hydrologique, météorologique et de l’érosion (HME) fonctionnel et un projet de recherche de long terme développé par l’ONFI (CIFRE à la PN (2018 2021), un partenariat PN, l’IRD et UNC), deux nouveaux projets de recherche financés ;
  • L’émergence de nouvelles forces vives aux niveaux des tribus de Pwö-i (Poyes) et Tiwae. Des plantations de restauration réalisées dans le bassin de captage d’eau potable en 2016 et 2017 ; une diminution des départs de feux observée localement, une continuité des actions au-delà du projet ;
  • Mise en place d’une organisation au niveau de l’association de chasse TIPWOTO, la formation des jeunes et la mise en œuvre d’actions de régulation des grands gibiers envahissants ;
  • Le test de mécanismes de financement locaux mettant en valeur les services écosystémiques (projet de valorisation locale du Pinus envahissant) ;
  • En ce qui concerne les perspectives de valorisation de la viande de cerf de chasse (espèce envahissante), l’intérêt et la nécessité pour les collectivités et les citoyens de voir la pratique légiférée tant au niveau du potentiel de prélèvement supplémentaire que cela représente (+ 25%) qu’en terme d’outil au financement de la gestion de la filière.

Le développement de concepts nouveaux de gestion des territoires, de la GIZC et de la reconquête de la biodiversité à travers la mise en valeur des services écosystémiques terrestres et des terres coutumières (nouveau projet financé à la PN par l’Agence Française pour la Biodiversité sur cette base).

Quelques données clés

Pays : Nouvelle-Calédonie

Thématiques : GIZC, territoires, forêt, biodiversité, adaptation au changement climatique

05/2018 – 12/2018

Partenaire(s) : Bioeko et Vertigo lab

Client : CPS

Bailleur : AFD et Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM)

Cofinancements : UE, PN, Commune de Touho