Assistance technique au Fonds Moringa pour le développement de projets agroforestiers

Contexte

L’agroforesterie deviendra bientôt indispensable pour répondre à la demande croissante en produits agricoles et ligneux. En associant plantation d’arbres et cultures agricoles ou d’élevage, l’agroforesterie :

  • contribue à la lutte contre le changement climatique grâce aux plantations d’arbres et à une gestion optimale des terres, comme alternative aux pratiques de déforestation et de dégradation ;
  • préserve la biodiversité par la diversité des cultures possibles,
  • réduit la pauvreté grâce aux opportunités économiques qu’elle propose aux communautés locales, souvent à des revenus plus élevés et durables.

Un projet agroforestier bien géré réduit les risques économiques, sociaux et environnementaux et génère une rentabilité plus élevée sur le long terme.

Le Fonds Moringa est une société d’investissement qui finance en fonds propres des projets d’agroforesterie en Afrique sub-saharienne et en Amérique Latine. Le Fonds a été créé en 2013. Son objectif est d’investir dans des projets aux bénéfices des communautés locales tout en améliorant la résilience sociale et environnementale des territoires.

Le Fonds a également créé l’ATAF (Agroforestry Technical Assistance Facility) qui permet de financer un appui technique auprès des entreprises bénéficiaires et leurs réseaux d’agriculteurs et communautés locales.

 

Contributions d’ONFI

ONFI fournit une assistance technique au Fonds Moringa depuis sa création. Ses missions incluent :

  • Identification de marchés, appui au développement de projets et modèles agroforestiers et sylvopastoraux ;
  • Analyse des risques agronomiques, génétiques, biologiques (espèces envahissantes et maladies) et liés à la capacité technique des planteurs ;
  • Analyse des risques ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), proposition d’actions pour les réduire ;
  • Élaboration de programmes pour les planteurs, y compris sur les aspects administratifs et financiers ;
  • Evaluations de la production (cultures et bois), des prix et des systèmes d’approvisionnement et de transformation.

Quelques exemples sur des projets investis :

  • Au Belize, élaboration d’un programme pour les planteurs basé sur l’utilisation des résidus de noix de coco pour la production de biomasse à vocation énergétique ;
  • Au Nicaragua, élaboration d’un plan d’aménagement forestier permettant des revenus supplémentaires et l’optimisation de la valeur du bois et de la production de café.

Au fil des ans, une grande variété de cultures ont pu être étudiées sur les modèles agroforestiers et sylvopastoraux de plusieurs pays et marchés : cacao, café, noix de cajou, cœur de palmi